L’action de la parole comme dé-sidération

La psyché humaine naît d’un acte premier puis se développe dans tous les actes suivants. Ces derniers, lorsqu’ils sont analytiques, permettent de réagir à la sidération produite par le traumatisme.

Une cure psychanalytique réactive des mouvements pulsionnels intimes, elle sert à les exprimer, à les transformer, à les libérer. L’analyse est un travail en profondeur, un travail de la profondeur, c’est un art du dévoilement et du « re-voilement », qui ne laisse jamais les choses dans le même état, puisque son action déplace, transforme, élabore, recrée, guérit. L’analyse n’a pas comme objectif de ramener à la conscience, à la lumière, tout ce qui serait caché dans l’ombre de notre mémoire. Son action se réalise en deux mouvements presque simultanés : le premier ramène à la surface, et l’autre repousse en profondeur. Il s’agit d’un double mouvement qui révèle et cache à la fois. Toutefois, les souvenirs (images, signes, représentations, émotions) qui sont repoussés en profondeur avec leur charge pulsionnelle et sont oubliés à nouveau changent de nature.

Toujours au service d’Éros et de Thanatos, ils sont dans une nouvelle articulation pulsionnelle qui permet maintenant de construire, de créer, de diriger et de canaliser la pulsion de mort.